Lycée Blaise Pascal à Orsay
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Sciences humaines

Camille en Doctorat d’Ethnolinguistique

bac L spé anglais
- parcours depuis le Bac
1ere année prépa littéraire a Lakanal (Sceaux, 92) options Anglais + Grec renforcé
2eme année de prépa littéraire à Lakanal : Ulm (classique) spécialisation Philosophie
L3 Histoire à La Sorbonne Paris IV options Italien + Sociologie
Anthropologie Socioculturelle à l’Université de Buenos Aires (Argentine)
Quand je suis revenue à Paris, je me suis inscrite en Master d’Anthropologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Je l’ai validé avec un Mémoire portant sur des nouvelles péruviennes écrites à la fois en espagnol et en quechua (j’apprends parallèlement le quechua à l’INALCO).
Maintenant je suis en première année de doctorat en Anthropologie avec un projet de thèse sur la cohérence entre la langue et la culture quechua. Parallèlement je fais un stage dans une maison d’édition (Le Manuscrit) afin d’avoir une alternative à la recherche scientifique.

Il est clair - comme le démontrent mes cheminements académiques - que j’ai mis du temps à trouver après la TL ce qui m’intéressait : l’anthropologie et, plus précisément, l’ethnolinguistique.

- Conseils pour les étudiants
Renseignez vous. Ne vous limitez pas aux possibilités que l’on vous donne. Osez étudier ce qui vous plait. J’ai mis 3 ans à découvrir que l’anthropologie était ce que je voulais étudier, simplement parce qu’on ne me l’avait jamais proposé.

Sonia Master d’anthropologie

Je deviens anthropologue - du moins je rends mon mémoire cette année - et après (avec un peu de chance) je deviens prof.
J’ai fait mes études à Bruxelles : j’ai fait une licence en sciences po (à la fac, car ici il n’y a pas de grandes écoles), j’ai commencé un master en études européennes mais ça n’allait vraiment pas alors j’ai fait un master recherche en anthropologie, et donc là je fais un mémoire sur les angoisses liées à la féminité. Enfin plus précisément le rapport au corps des femmes et j’aimerais bien faire de la recherche comme tout le monde dans le master, mais c’est un peu compliqué (une place pour 14 personnes), j’aimerais bien être prof de socio en lycée aussi, mais j’aimerais aussi bien travailler dans un planning familial.

Mathilde études de géographie à Paris Diderot (Paris VII)

TL : Anglais de spécialité
- Pourquoi avez-vous choisi d’aller en L ?
C’était un peu une évidence ; je ne me voyais pas ailleurs. J’écris et lis depuis toute petite et tout le temps, je suis absolument allergique aux maths, j’étais très attirée par tout cet univers littéraire. Je n’ai pas eu à regretter mon choix.
- Parcours depuis le Bac
Première année d’Histoire (mineure Anglais) à la même fac (Paris VII) avant de me réorienter en géographie (ça me correspondait mieux, autant au niveau des études que des débouchés) avec une licence et un master. Entre temps, j’ai édité un roman !

- Vos conseils pour les étudiants
Il y en a beaucoup !
Déjà, qu’ils aient conscience d’être formés dans un excellent lycée. Ce n’est pas le cas de beaucoup de gens qu’ils rencontreront dans le supérieur. Cela a ses avantages et ses inconvénients, car parfois c’est un peu "dur" d’avoir le niveau, mais ils sont en train de se constituer un bon bagage pour la suite (même sans s’en rendre compte). À condition d’avoir bossé et fourni des efforts, ça va de soi !

Ensuite, comme on leur parle certainement beaucoup de leur futur, qu’ils ne se prennent pas trop la tête avec ça non plus. On nous répète depuis la troisième qu’il est temps de nous décider pour la suite de nos études, et c’est source d’angoisse. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’ils ne sont pas obligés d’être fermement décidés tout de suite. Il faut prendre le temps de cerner ses envies, ses limites et ses capacités, de savoir ce que l’on aimerait faire ou au contraire fuir ! Et que même après s’être lancé quelque part, il est toujours possible de revenir en arrière et de changer, comme ça a été le cas de BEAUCOUP de gens (autant d’anciens TL que de nouvelles connaissances du supérieur ; une très grande partie sont issus d’une réorientation). Que quoi qu’ils choisissent, ils ne s’enferment pas dans une décision irrévocable et tout le monde a le droit de se tromper. Ils auront de multiples occasions de se rendre compte de ce dont ils ont réellement envie de faire une fois sortis du lycée : nouvelles matières, nouveaux centres d’intérêts, nouveau rythme, nouvelles connaissances et opportunités...
À propos d’un sujet qui peut les faire hésiter quant à leur choix d’orientation, parce que ça a été mon cas : il n’y a pas de "bon" ou de "mauvais" choix, en ce qui concerne la lutte prépas/facs ! Aucune de ces deux formations n’est meilleure que l’autre. On s’en rend bien mieux compte une fois dedans. Je ne voulais pas faire prépa, car je connaissais mon caractère et savais que je ne tiendrais pas ; mais on me le conseillait sans cesse en raison de mes bons résultats. Les bonnes notes ne suffisent pas : le profil de l’étudiant est très important. Je suis allée au bout de ma décision (celle des autres n’a aucune importance) et je me suis inscrite en fac : ça me correspond parfaitement. Ce choix, ce n’est pas celui de l’excellence ou de la normalité : c’est celui d’un certain type de formation. On travaille très certainement beaucoup moins en fac qu’en prépa ; ça ne veut pas dire qu’on apprend moins ou moins bien. Tout cela dépend uniquement de l’étudiant ! Donc stop aux préjugés sur les facs (j’ai eu à en subir de jolis) !

Juliette M2 d’histoire et préparation de l’agrégation

- J’étais en L, spécialité Histoire des Arts et option latin.
Pour ceux qui sont tentés par l’histoire des arts, n’hésitez plus, on en retire beaucoup culturellement, et l’équipe pédagogique est incroyable ! J’ai choisi d’aller en L parce que cette filière correspond à mes goûts, les matières pour lesquelles j’aime apprendre et travailler, et aussi par voie de conséquence parce qu’elle correspondait à ce que vers quoi je voulais me diriger plus tard en ce qui concerne mon projet professionnel.

- Après 3 ans en classes prépa, j’ai obtenu une équivalence pour un master 1 d’histoire. Je me suis dirigée vers l’histoire contemporaine (parcours mondes contemporains) et j’ai choisi comme séminaire de recherche celui de M. Luc "enfance, jeunesse, éducation, genre et société XIXe-XXe". J’ai alors fait un mémoire sur l’apprentissage de la 2nde guerre mondiale par les enfants dans les années 50 et 80 à partir des manuels scolaires, de la littérature de jeunesse, des BD et des wargames. Toujours passionnée par l’histoire des représentations et l’histoire de l’enfance, j’ai continué ce séminaire pour mon année de M2, avec cette fois-ci un mémoire centré sur la découverte de la Shoah par les enfants, des années 80 à nos jours (mêmes sources à l’exception des wargames, que j’ai remplacés par les expos des musées-mémoriaux pour les enfants).
- Ce parcours de recherche s’est doublé d’une préparation à l’agrégation sur le long terme (modules de méthodo en M1, et préparation de 3 programmes sur 6 en M2, puisque les questions tournent tous les 2 ans) afin de la passer l’année prochaine, dans le but ensuite de devenir enseignante-chercheuse et donc de poursuivre en thèse (mais bon, ça, ce n’est que l’objectif idéal…).

- Conseils : faites vous plaisir ! Non c’est vrai, les années lycée sont vraiment géniales, et l’enseignement qu’on reçoit constitue de réelles bases pour la suite. On ne s’en rend pas forcément compte quand on y est, mais c’est le cas ! Et je pense que plus on aime ce que l’on fait au lycée, plus on peut prendre de plaisir à continuer les études littéraires par la suite, quel que soit la voie que l’on choisit après le bac (que ce soit à la fac, en prépa, etc). Je ne dis pas que les études c’est facile, mais justement, je pense que l’essentiel est de garder le plaisir qu’on en retire, en fonction des matières que l’on aime. Après tout, il faut bien que le métier que l’on souhaite faire nous plaise ! Sans compter que pour le bac il est plus facile de réussir quand on apprécie ce que l’on étudie (j’avoue penser à ceux qui partent en S pour des questions de débouchés notamment, volontairement ou non, et passent 2 ans à travailler sans que ça leur plaise vraiment).

Et un dernier conseil peut-être, faites vous confiance, sans vouloir faire de pub, honnêtement l’enseignement que l’on reçoit en L au lycée Blaise Pascal est vraiment bon, donc à partir de là, pour la suite, voyez avec vos goûts et votre motivation.

Lucie en khâgne à Lakanal , spécialité histoire

Je suis actuellement en troisième année de prépa au lycée Lakanal, en classe de Ulm A/L, option théâtre. J’ai décidé de cuber pour retenter ma chance, mais aussi parce que je n’arrivais pas à me décider pour la matière à choisir en fac (j’ai pour l’instant une équivalence en histoire, mais j’ai choisi cette matière un peu par défaut, vu que j’aime tout ce qu’on fait...).
"Oh… tu dois être submergée de travail alors. Je comprends ton choix. C’est aussi ce qui est stimulant en prépa. tous mes voeux de réussite alors !!! Bises"
En effet, mais je trouve que ma deuxième khâgne se passe bien mieux que la première, et ce sur tous les plans ! Puis il faut le dire, l’ambiance à Lakanal (au sein de ma classe, au sein de mon groupe théâtre) et la grande qualité des cours qui nous sont donnés, la grande humanité des professeurs sont vraiment exceptionnels ! C’est une très belle suite à mes années à Blaise, qui me sont tout aussi précieuses.

Sophie Etudes de sciences et sciences humaines au Liberal Arts College du Massachusetts

Après avoir obtenu mon bac L spé Histoire des arts, je suis partie aux Etats-Unis dans le “Liberal Arts College” de Mount Holyoke, au Massachusetts. C’est un programme pluridisciplinaire de 4 ans qui donne accès à des formes d’études diverses, aussi bien en sciences qu’en humanités. J’étudie en ce moment les arts de l’Islam et du journalisme ainsi que des cours d’astronomie planétaire et des physiques environnementales. Je suis encore indécise sur mes études et mon métier futur mais je pense préparer un doctorat au États-Unis.
J’ai tiré un énorme plaisir de la filière L. Elle m’a réconciliée avec le travail scolaire, et m’a redonné confiance en moi. Je reconnais que ce n’est pas une situation idéale pour étudier des sciences, mais la culture que j’ai tirée de cette formation est indispensable à mes études aujourd’hui. En particulier, les cours d’Histoire des Arts ont eu une influence sur ma culture générale en apportant entre autre une compréhension des sociétés humaines. Les études en humanités sont présentent partout, et je bénéficie de l’expérience que j’ai reçue grâce à la L dans toutes les matières. Les compétences que j’ai acquises dans l’analyse et la rédaction sont utiles dans toutes les disciplines, y compris dans mes cours de sciences.

Estelle études de sociologie

Depuis l’année 2010, j’ai passé 2 années en psychologie à l’Université Paris Descartes. J’ai fait la 1ère année de psychologie mais ne l’ayant pas validée du premier coup, j’ai recommencé pour une deuxième année. Je me suis rendue compte pendant ma deuxième année que je ne me voyais pas continuer dans la psychologie. Je me suis donc réorientée après cette deuxième année en sociologie toujours à l’Université Paris Descartes. Je suis maintenant en 3ème année de licence. J’aimerais m’orienter dans un master de sociétés contemporaines spécialisé dans le domaine des dynamiques politiques, sociales et culturelles. Je n’ai pas de but précis de ce que j’aimerais faire mais je préfère voir au fur et à mesure ce qui me plaît et ce qui m’intéresse.

Lorène Etudes d’histoire à la Sorbonne

Bac L avec spécialité histoire des arts
Après un petit détour rapide à Paris 11 en droit, je me suis rapidement rendu compte que cette discipline n’était pas du tout en adéquation avec ma personnalité. Je suis donc désormais à la Sorbonne en Histoire et très heureuse. Par la suite j’ai toujours le projet de tenter une école de journalisme mais peut-être aussi de poursuivre mes études en histoire m’y sentant très bien.

Concernant la filière littéraire j’en ai une haute opinion, ayant eu la chance d’y être réorientée et ne pouvant que mesurer l’impact qu’a eu ce changement sur mon parcours personnel.

C’est une immense chance pour les élèves que de pouvoir suivre ces enseignements, s’ouvrir à la culture, développer un esprit critique et d’élargir la vision qu’ils ont du monde. C’est chose nécessaire et épanouissante dans la vie privée et professionnelle. Il me semble aussi que c’est à cet âge-là, avant d’être livré à lui-même, que l’étudiant doit développer ce goût d’apprendre, qu’on a bien sur essayé de lui inculquer avant mais qui, de ce que j’en ai constaté pour une majorité, ne se développe que par ce choix, qui doit lui être personnel, de spécialisation.
De manière très personnelle c’est en L que j’ai appris à travailler avec plaisir et sans efforts et une fois que vous avez compris à quel point il pouvait être un plaisir de travailler cela ne vous quitte jamais, quitte à ce que l’on vous qualifie d’acharnée d’ailleurs ! C’est donc grâce à la L que vient l’envie d’apprendre et l’esprit critique, deux choses élémentaires en post-bac.
Cependant toutes les L ne se valent pas et je tiens donc à encourager les futurs bacheliers intéressés à s’orienter vers celle de Blaise Pascal où l’équipe enseignante y est plus que qualifiée, intéressée par le travail et la pédagogie. Qui plus est sur les plusieurs générations de classes, ce dont j’ai eu des retours : il y a toujours eu un très bon esprit de groupe dans ce lycée.


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Directeur de publication : M. Edouard Berteaux, Proviseur